La première réunion de négociation annuelle obligatoire sur les salaires et périphériques aura lieu mardi 15 mars 2011.
Nous vous tiendrons informés de l'avancée des négos.
Syndicat Force Ouvrière des Employés et Cadres du Crédit Agricole Nord Est
25 rue Libergier à Reims
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La première réunion de négociation annuelle obligatoire sur les salaires et périphériques aura lieu mardi 15 mars 2011.
Nous vous tiendrons informés de l'avancée des négos.
Rencontre avec le Président
À sa demande, j’ai rencontré la semaine dernière le président de la République, qui procède actuellement à une série de rencontres bilatérales avec les responsables syndicaux et patronaux.
Au nom de Force Ouvrière, j’ai notamment abordé divers points importants, après lui avoir expliqué la réussite du congrès confédéral de FO, seule organisation en
France réunissant, pendant quatre jours et demi, 2700 délégués mandatés.
J’ai mis l’accent, à la suite de notre congrès, sur notre conception de la république sociale et de ses trois piliers: les services publics, les régimes de protection sociale collective et l’existence de conventions collectives et de statuts nationaux, ainsi que la hiérarchie des normes.
S’agissant des services publics, j’ai reconfirmé notre opposition à la RGPP en lui remettant une liste concrète et non exhaustive de cas où, outre les questions d’effectifs, le service public républicain est menacé, non seulement au détriment des agents concernés, mais aussi au détriment des citoyens usagers.
Je lui ai indiqué l’existence de tensions de plus en plus fortes chez les agents de l’État, à tous les niveaux, c’est-à-dire y compris dans les hautes fonctions publiques.
Je lui ai exprimé également nos positions sur la dépendance et la mise en place d’un cinquième risque, relevant de l’assurance-maladie et assurant un niveau de couverture le plus élevé possible, ce qui n’exclut pas ensuite l’intervention des complémentaires.
J’ai également traité les questions relatives à la politique industrielle, la réforme fiscale, la répartition de la valeur ajoutée et l’avenir de l’allocation équivalent retraite.
Enfin, j’ai abordé le G20 et la situation internationale, ainsi que notre opposition au pacte de stabilité et de croissance et au projet, tel qu’il apparaît aujourd’hui, du pacte de compétitivité franco-allemand, ainsi que notre opposition à la constitutionnalisation du zéro déficit budgétaire.
Sur tous ces points des échanges francs ont eu lieu et sur certains d’entre eux des réponses sont attendues.
À suivre donc.
Augmenter les salaires crée de l'emploi
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, n'en rate pas une. Il a, la semaine dernière, qualifié de bêtise les augmentations de salaires.
Selon M. Trichet, pour vivre heureux vivons pauvres. Partisan de la plus grande orthodoxie libérale, le président de la Banque centrale européenne appelle les salariés à se serrer la ceinture
dans l'hypothétique espoir que ça ira mieux demain. Il est beaucoup moins choqué par les bonus ou les résultats mirifiques des grandes entreprises.
À sa décharge, les traités européens fixent comme rôle quasi exclusif à la BCE de lutter contre l'inflation, y compris quand il n'y en a pas.
Ce qu'il dit craindre, c'est ce qu'il appelle l'inflation de second tour: les prix augmentent, donc les salaires augmentent pour compenser l'inflation.
Au contraire, nous sommes, nous, demandeurs d'augmentations de salaires (nécessité sociale et économique), de réglementation au niveau financier et bancaire, d'une grande réforme fiscale, d'une
modification des orientations et priorités sur le plan européen.
Les pouvoirs publics français ont timidement expliqué qu'ils n'étaient pas d'accord avec M. Trichet. Mais dans les faits, qu'il s'agisse du SMIC ou des salaires dans le public, ils suivent ses
recommandations.
Les dogmes économiques ont la vie dure et la peur des marchés financiers est toujours grande.
Il est plus que temps que les gouvernements sortent de leur rang de sous-traitants du capitalisme financier.
Il appartient aux travailleurs de les y amener. En la matière la question des salaires est essentielle, car elle est une des conditions indispensables pour une autre répartition des
richesses.
Comme le dit la formule mise en exergue au fronton de la Confédération, avenue du Maine: «Augmenter les salaires crée de l'emploi».
L'économie n'étant pas une science exacte, seule la politique économique a un sens et celle-ci n'échappe pas à la confrontation des intérêts.