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BULLETIN D'ADHESION

 

Rappel : la cotisation syndicale ouvre droit à une réduction d'impôt de 66 % du montant de la cotisation ou à une déduction à 100 % si vous déclarez les frais réels


Mutuelle Verte

Edito et Vidéos

IconeVideo.jpgJean-Claude Mailly en vidéo

(mise à jour 18/11/2011)

 

 

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Vos délégués syndicaux

Les revendications en matière de salaires tiennent, à juste titre, le haut du pavé. Les salariés réclament leur dû.

 

Deux raisons à cela:

 

- ces dernières années, les progressions ont souvent été limitées, voire quasi inexistantes;

 

- les hausses de prix s'accélèrent, tant pour les produits alimentaires que pour l'électricité, le gaz, les transports ou le pétrole. Sur un an, l'indice officiel des prix à la consommation atteint 2%, ce qui devrait déclencher à terme une revalorisation automatique du SMIC.

 

Quand le gouvernement propose que les entreprises versant des dividendes devraient aussi verser une prime exceptionnelle de l'ordre de 1.000 euros aux salariés, il reconnaît de fait qu'il y a un problème. Mais la solution préconisée (une prime aléatoire) serait loin de concerner tous les salariés puisque, par définition, les entreprises où il n'y a pas de dividendes et le secteur public y échapperaient. Dans le même temps, le gouvernement annonce vouloir encore bloquer les salaires dans la fonction publique.

 

De fait, l'urgence réside dans l'obtention d'augmentations générales des salaires. C'est, comme nous l'affirmons depuis longtemps, une question de dignité, de respect, de solidarité (par rapport aux régimes sociaux) et d'efficacité sociale et économique. Plus de pouvoir d'achat, c'est plus de consommation, plus de croissance, plus d'emplois.

 

Nous retenons d'ailleurs positivement l'annonce du ministre du Travail visant à relancer les négociations de branche sur les minima conventionnels. Dans beaucoup d'entreprises, nous sommes conduits à exercer le rapport de force, c'est-à-dire à faire grève, pour obtenir satisfaction face à des employeurs qui ont trop souvent tendance à se montrer pingres, parfois sous la pression des actionnaires qui veulent de plus en plus de cash et de dividendes.

 

Nombreux sont ainsi les conflits qui éclatent. Nous ne les citerons pas tous, mais c'est par exemple le cas chez Aérolia, Toyota, Carrefour ou Ferrero. Chez Carrefour, à l'appel de FO, première organisation, rejointe par d'autres organisations, les salariés ont fait massivement grève le samedi 9 avril. Ce qui a amené la direction à revoir sa copie et un accord a pu être signé. Pour autant, dans cette entreprise, tout n'est pas réglé. Deux des actionnaires (Colony et Bernard Arnault) se comportent comme des financiers sangsue.

 

Chez Ferrero – producteur notamment des «chocolats de l'ambassadeur» et de Nutella – une grève a été lancée à l'initiative de FO. Pour avoir rencontré les salariés à la porte de l'usine, il y a une vraie attente, non seulement en matière de salaires mais aussi de respect, dans une entreprise où le paternalisme et les rémunérations individuelles laissent de plus en plus de traces.

 

En fin de semaine la raison l'a emporté et un premier accord a pu être signé.

 

Derrière tout cela, il y a aussi le sentiment d'un accroissement important des inégalités et d'un constat selon lequel les salariés sont victimes de la double peine: ils paient les pots cassés de la crise et maintenant ils paient encore pour rembourser les dettes et engraisser les actionnaires.

 

Pour toutes ces raisons, l'augmentation des salaires et la mise en place d'une prime transport constituent la priorité revendicative.

Le flash code en bas à gauche permet de connaître les manifestations prévues en France avec FO.

 

 

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Provoc' puis…
mesures au rabais

 

 

Après toute une matinée de discussion mettant notamment en évidence que les salaires conventionnels au Crédit Agricole étaient inférieurs de 15 à 17 % par rapport au marché bancaire, les dirigeants de la FNCA ont proposé une augmentation des salaires de 0,23 % pour l'année 2011 !!!


A titre d'exemple, pour une rémunération brute de 26000 €, cela représentait une augmentation de 4,98 € bruts…par mois. Comment voulez-vous interpréter cette proposition autrement que comme une provocation ? Nous étions là dans le mépris le plus absolu.


Dans le même temps, ces mêmes dirigeants venaient de s'attribuer en 2010 des hausses de rémunération moyenne de 15 %.


Ecoeurés et dégoûtés par l'affichage d'un mépris aussi insupportable, FO, CFTC, CGT quittaient la salle laissant en séance la délégation fédérale et les autres organisations syndicales.


Nous ne pouvions concevoir d'être en dessous d'une revalorisation salariale qui atterrisse à un résultat global de 2,56 % incluant une revalorisation RCE / RCI associé à une prime minimale de 300 €.


Chacun pourra donc noter le gouffre entre la communication affichée par le Crédit Agricole sur la notion de "pacte social" définie dans le Projet de Groupe et la traduction de cette ''comm'' dans les actes.



Atterrissage final de la négociation :
 

RCE : 1,70 % + RCI : 0,80 % (application au 1/04*) avec un plancher mini d'augmentation annuelle de 350 €.

 
En application réelle :

Pds moyen RCE dans la rému =      72 % X 1,70 X 9/12* =     0,91
Pds moyen RCI ’’ ’’ =                      10,42 % X 0,8 X 9/12* =    0,06  soit 0,97 %


Inflation constatée (janvier 0,44 % + février 0,50 %) Total =    0,94 %
 

 

Soit comparée à l’inflation des 2 premiers mois, une revalorisation nette de + 0,03 %
Tout ça pour ça ! ! !

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