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BULLETIN D'ADHESION

 

Rappel : la cotisation syndicale ouvre droit à une réduction d'impôt de 66 % du montant de la cotisation ou à une déduction à 100 % si vous déclarez les frais réels


Mutuelle Verte

Edito et Vidéos

IconeVideo.jpgJean-Claude Mailly en vidéo

(mise à jour 18/11/2011)

 

 

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Vos délégués syndicaux

 

 

 

Lettre ouverte
aux salariés actionnaires
de Crédit Agricole

 

 

Une augmentation de capital réservée aux salariés du Groupe se déroulera du 21 juin au 4 juillet prochain.


FO considère que le choix de souscrire ou non est une démarche strictement personnelle. Avant de vous décider, nous souhaitons cependant porter à votre connaissance certains faits :


Quelques jours avant l’A.G. du 18 mai dernier, un actionnaire salarié a envoyé les questions suivantes pour que les réponses y soient apportées :
 

 

  • A combien s’élève le montant global des retraites chapeaux, charges comprises, versé par le Groupe Crédit Agricole S.A. ?

 

  • Combien y a t-il de bénéficiaires ?

 

  • Le gouvernement souhaite un meilleur partage au profit de ceux qui contribuent aux richesses créées, c’est à dire aux salariés. Si, à ce jour, nous n’en connaissons pas exactement les modalités, quoi qu’il en soit, au vu de l’excellente santé financière du Groupe, et ce, malgré la crise, qu’envisage le Groupe se réclamant socialement responsable, pour améliorer le pouvoir d’achat de ses salariés ?

 
En guise de réponse, le salarié a reçu un extrait du document de référence et rapport annuel 2010 (déjà en sa possession) qui n’apporte pas d’éclairage précis aux questions posées.


Après de multiples échanges restés infructueux, voici le message émanant de la Direction que l’actionnaire salarié a reçu :


« … la question aurait été posée à l’oral en Assemblée Générale, nous aurions apporté la même réponse qui vous a été communiquée. »


En résumé, il faut comprendre : vous posez des questions, nous venons avec nos réponses. Si cela ne vous convient pas, c’est pareil.

 
« Je regrette enfin que vous refusiez la proposition qui vous avait été faite de vous rencontrer pour vous apporter les explications à l’oral. »

 
C’est bien connu : « les paroles s’envolent et les écrits restent ». Est-ce pour cette raison que la Direction aurait (peut-être) apporté les réponses ? Ou bien, le salarié aurait-il alors fait l’objet de pressions ?

 
Pour couronner le tout, le message se termine par : « Je considère en conséquence la question close. »

 
Outré par tant de mépris vis à vis d’un fidèle actionnaire qui investit régulièrement dans son entreprise, ce salarié fera comme 85% de ses collègues l’an dernier, il ne fait plus confiance aux dirigeants et ne participera donc pas à l’augmentation de capital 2011. De plus, quand « Les Echos » du 16 juin annoncent pour le Crédit Agricole une exposition de 25 milliards de dette privée en Grèce … Tout ceci donne à réfléchir avant de s’engager, non ?

 

 

Lettre de FO Groupe CASA

L'autisme des gouvernants, l'aveuglement des marchés

 

Plus la déréglementation s'est installée, plus les intervenants sur les marchés financiers sont devenus schizophrènes.

D'un côté, ils plaident pour la liberté totale de circulation des capitaux afin de pouvoir gagner le plus possible en développant la spéculation.

De l'autre, ils voudraient en même temps être assurés de ne pas perdre en demandant la garantie des États. Et dans le même temps, ils refusent l'instauration de contrôles et de règles.

Par ailleurs, si l'on prend le cas de la Grèce, il faut se souvenir que les comptes publics avaient été maquillés avec la complicité d'une des plus grandes banques mondiales (Goldman Sachs*). Aujourd'hui ces mêmes banques, quand elles prêtent à la Grèce, le font à des taux exorbitants qui empêcheront les remboursements!

Dans le même temps, l'Union européenne, le FMI et la BCE prêtent à la Grèce en exigeant des mesures drastiques d'austérité, qui font payer aux travailleurs et à la population tous les errements et inepties du capitalisme financier.

Il est loin le temps où un État pouvait emprunter à taux zéro à la Banque centrale. Aujourd'hui les États passent par les marchés financiers, ce qui signifie qu'ils se sont mis sous leur coupe.

C'est pour toutes ces raisons qu'il est plus que temps de rétablir à tous les niveaux (international, européen et national) des règles strictes, tant sur le plan monétaire que financier, et d'exiger le respect et le contrôle des normes internationales du travail.

C'est aussi pourquoi il est important que, partout, l'austérité soit refusée et combattue, et que partout les travailleurs et leurs organisations revendiquent des augmentations de salaires, la préservation de leurs droits sociaux, la garantie de l'existence des services publics.

Ce qu'au congrès confédéral, pour la France, nous avons rappelé en défendant la république sociale. De la détermination des travailleurs, de notre détermination dépendra inéluctablement la suite des événements, en France comme ailleurs.

Je suis persuadé que l'Europe sera contrainte, d'une manière ou d'une autre, de prendre des dispositions pour «sauver» la Grèce. Mais cela ne peut et ne doit pas se faire sur le dos des populations.

Avant le déclenchement de la crise en 2007, nous avions été de ceux qui avaient tiré la sonnette d'alarme. Nous le faisons encore aujourd'hui. C'est vrai en France comme en Europe et ailleurs, et notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, où la situation économique, financière et sociale est encore plus tendue qu'en Europe.

Face à l'anesthésie et à l'autisme des gouvernants, face à l'aveuglement des marchés, le bon sens ne peut venir que des travailleurs, de leurs revendications et de leur détermination.

Alors plus que jamais, résistons et revendiquons.

* Dont l'ancien vice-président devient le gouverneur de la Banque centrale européenne!

Dans le lien ci-dessous, vous trouverez des informations juridiques sur les clauses de mobilité.

 

Bonne lecture.

 

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Un gouvernement qui devient conscient des problèmes de pouvoir d'achat mais qui, ne voulant pas modifier sa politique économique et sociale, en est réduit à inventer une prime.

Un patronat vent debout contre une telle prime et qui aurait bien voulu obtenir son abandon avec l'accord des syndicats!

Bien entendu, il n'en était pas question. Autant cette prime n'est pas une bonne réponse (cf. dernier éditorial), autant il appartient aux employeurs, s'ils veulent l'éviter, de faire mieux en matière de salaires et de prime transport. En quelque sorte, il n'est pas question de lâcher la proie pour l'ombre.

Par exemple, nous attendons du patronat qu'il accepte de réunir obligatoirement les négociations de branche sur les minima conventionnels après toute augmentation du Smic et pourquoi pas –il n'est pas interdit de rêver!– qu'il finisse par accepter une augmentation significative du Smic et la mise en place d'une vraie prime transport.

Pour toutes ces raisons, le comité de suivi de l'agenda social paritaire (à savoir le suivi du calendrier de toutes les délibérations et négociations sociales) s'est borné à réaffirmer le droit, à savoir la consultation des interlocuteurs sociaux avant toute décision des pouvoirs publics (gouvernement et patronat) en matière de travail.

Le même jour une réunion syndicats- patronat s'est tenue sur la question des IRP et de la valeur ajoutée.

Il y a quelques semaines, Force Ouvrière avait publiquement demandé la suspension de cette délibération. Nous avons été les seuls, tous les autres syndicats, sans exception, voulant poursuivre les discussions. Celles-ci se poursuivent donc et la négociation devrait débuter.

Quoi qu'il en soit, Force Ouvrière a deux impératifs incontournables:

- il n'est pas question de revoir à la baisse, d'une manière ou d'une autre, le rôle et les moyens des IRP;

- concernant la valeur ajoutée, il ne peut s'agir que d'améliorer l'information consultation, et en aucun cas nous n'accepterons des procédures s'apparentant à de la codécision, c'est-à-dire à annihiler la liberté et l'indépendance syndicales. Dans notre esprit, plus d'information doit avoir pour effet d'alimenter la revendication salariale. Pour le reste, la question de la valeur ajoutée relève surtout d'un débat national d'ordre macroéconomique.

Il s'agit d'accroître la part qui va au travail au détriment de celle qui va au capital.

Cela passe par l'augmentation des salaires et une fiscalité accrue sur les dividendes.

Ce qui va à l'encontre des préconisations gouvernementales. En témoigne le bricolage fiscal à destination des plus aisés et le refus de l'État, en tant qu'employeur, d'augmenter les salaires dans la fonction publique.

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