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Rappel : la cotisation syndicale ouvre droit à une réduction d'impôt de 66 % du montant de la cotisation ou 100 % si vous déclarez les frais réels


Vos délégués syndicaux

Délégués syndicaux titulaires
Local FO :
Reims Libergier
Salle 4C19

Yvon BENABDELLI


Contact : 03.23.28.35.05
focane@orange.fr

 

Nicolas BRAZIER


Contact : 06.21.73.33.04
 

Daniel DUFOUR

Contact : 06.87.78.48.29

 

Délégués Syndicaux Suppléants
Francis ALFONSI

Philippe GOSSE

Vos représentants

VOS ELUS AU COMITE D'ENTREPRISE

  • Cédric CHEVALIER
  •    
  • Daniel DUFOUR
  • Nicolas BRAZIER - Représentant Syndical au CE

   

VOS ELUS DELEGUES DU PERSONNEL

  • Jessica BRAZIER
  • Cathy LANTOINE

  • Yvon BENABDELLI

 

 

VOS ELUS AUX  CHSCT (comité d'hygiène et sécurité - conditions de travail)

Cathy LANTOINE (Aisne)

 

Liste complète des élus du personnel pour 2009-2012

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Une interview à paraître dans Le Figaro daté du 24 août 2009 (texte intégral)
Une interview à paraître dans Le Figaro daté du 24 août 2009 (texte intégral)

Le Figaro: Pensez-vous que le pire de la crise est derrière nous?
Jean-Claude Mailly: Personne ne sait où on en est ni ce qui va se passer. Tout reste fragile et je ne suis guère optimiste pour la suite. Il n’y a notamment aucune amélioration sur l’emploi et on aura 800 000 chômeurs de plus cette année. Si plusieurs mesures d’urgence utiles ont été prises, aucune réforme structurelle n’a été engagée et il y a un risque que tout recommence comme avant, voire pire.

Pour vous, rien n’a été fait?
Les G20 de Washington et Londres n’ont pas donné lieu, mis à part un peu sur les paradis fiscaux, à des mesures concrètes et ils n’ont pas avancé sur la réglementation financière, le bonus des traders… La provision d’un milliard passée par BNP Paribas montre bien que rien n’a changé sur ce dossier. Plusieurs pistes sont possibles pour les bonus: les supprimer, les taxer, les limiter… Mais il faut faire quelque chose car aucun système ne peut plus vivre sans réglementation. Si on ne prend pas vite des normes, la sortie de crise risque d’être pire que la crise elle-même. Les gouvernements vont devoir gérer l’explosion des déficits et des dettes publiques. Et les tensions sociales vont s’accroître si cela se fait par des baisses drastiques des dépenses publiques et sociales. Je rappelle que l’on est dans une crise du système.

Vous critiquez, mais que proposez-vous concrètement?
L’un des éléments clés est, au niveau national, de faire une réforme des impôts qui réhabilite la fiscalité. Il faut redonner à l’impôt sur le revenu son caractère progressif en augmentant le nombre de tranches, en élargissant son assiette et en faisant en sorte que chaque Français le paye. Parallèlement, la fiscalité indirecte doit baisser, exemple: la TVA. L’État doit aussi retrou-ver une stratégie industrielle. Le gouvernement a bien mis en place un fonds stratégique d’investissement (FSI), des fonds sectoriels comme dans l’automobile, mais c’est loin d’être suffisant. Enfin, au niveau européen, il va bien falloir revenir sur les critères de 3% de déficit et de 60% de dette qui ne veulent plus rien dire, et reposer la question des modalités de la construction européenne.

La situation n’est pas si catastrophique. La preuve, la France résiste mieux que tous ses voisins à la crise…
C’est vrai et c’est grâce à notre système de protection sociale qui est un formidable amortisseur de crise et à la qualité de nos services publics. Mieux vaut l’universalisme républicain que le darwinisme du marché!

Le gouvernement n’y serait donc pour rien?
L’État a eu raison de sauver les banques, mais il aurait dû aller jusqu’au bout en rentrant dans leur capital et siéger dans leur conseil d’administration. Le gouvernement n’a pas imposé suffisamment de contreparties aux aides qu’il a accordées. Je l’ai dit, des choses ont été faites, y compris par les partenaires sociaux, mais beaucoup reste à faire. J’espère en particulier qu’on va avancer sur la question de la relation entre donneurs d’ordre et sous-traitants. Le gouvernement y semble prêt, mais le patronat bloque toujours.

Anticipez-vous une rentrée sociale explosive?
La prévision est difficile. Il va y avoir des problèmes et de nouveaux plans sociaux dans les entreprises, c’est évident. Mais notre réponse ne peut plus être des manifestations à répétition qui ont démontré leur inefficacité. Au printemps, FO a proposé une grève carrée de 24 heures.

Une grève à laquelle la CGT et la CFDT se sont opposées…
On a une divergence de vue sur ce point. Si une réunion de l’intersyndicale est prévue à la rentrée, on ira et on verra. Les instances de FO se réuniront d’ailleurs prochainement.

Il y a donc des chances que vous claquiez la porte?
La question ne se pose pas ainsi. L’unité d’action suppose que l’on soit d’accord, y compris sur les modalités, et l’intersyndicale n’a jamais eu vocation à être permanente; ce n’est pas une fin en soi. Ce serait confondre unité d’action et unicité syndicale.

Quelles sont justement vos revendications de court terme?
L’indemnisation des chômeurs en fin de droits doit être prolongée pour éviter que des centaines de milliers de personnes basculent dans les minima sociaux. Une loi doit imposer de fixer des contreparties aux entreprises en cas d’aide publique. Une allocation de solidarité intergénérationnelle doit être créée, pour permettre à un senior dans une entreprise de réduire son temps de travail et faire du tutorat auprès d’un jeune. Et les préretraites doivent être provisoirement relancées. Enfin, la question du soutien à la consommation est toujours posée.

Nicolas Sarkozy a-t-il eu raison de remettre le dossier des retraites cet été sur la table?
J’avais cru comprendre, en écoutant le Premier ministre, que la question des retraites était tellement importante qu’elle devait attendre 2012 et relever de la présidentielle. Le gouvernement a, sur ce dossier, une démarche purement idéologique. Il veut faire passer au forceps des mesures impopulaires en prenant le prétexte de la crise. Relever aujourd’hui l’âge de départ à la retraite serait une provocation et on ne laissera pas faire. Le gouvernement refuse d’examiner des sources alternatives de financement alors qu’il faut revoir les assiettes de cotisation, soumettre certaines rémunérations à cotisation… Un signe de bonne volonté de sa part serait d’affecter une partie de l’emprunt national pour alimenter le fonds de réserve des retraites et de ne pas toucher aux majorations de durée d’assurance des mères de famille qui ont élevé des enfants.

Où en êtes-vous sur la loi concernant le travail le dimanche?
On n’en a pas fini avec ce dossier. On a déposé de nouvelles observations auprès de l’Organisation internationale du travail pour non-respect des règles liées au repos hebdomadaire. De plus, on ne sait pas trop comment ça va se passer à Paris où il faut absolument que Bertrand Delanoë bloque l’ouverture dans les zones touristiques.

Quel bilan faites-vous de la loi sur la représentativité, promulguée il y a un an et qui fixe de nouveaux critères de représentativité?
Je la trouve toujours attentatoire à la liberté syndicale et à la négociation collective. Elle se révèle aussi être une usine à gaz. Je m’interroge même sur la fiabilité des remontées des résultats électoraux. Cela dit, je ne suis pas inquiet pour l’avenir de FO. Comme d’autres, on perd ici ou là notre représentativité mais des syndicats nous rejoignent aussi, comme dans la police ou le transport aérien. Contrairement à ce que souhaitent la CGT et la CFDT, le paysage ne se résumera pas à leurs seules organisations et les travailleurs ne sont pas des parts de marché.

Que répondez-vous à Xavier Mathieu, le délégué CGT de Continental Clairoix, qui a traité les Thibault et compagnie, c’est-à-dire vous, de «racaille» tout juste bonne «à frayer avec le gouvernement»?
Ces propos sont inacceptables de la part d’un militant syndical. J’ajoute qu’il ne faut pas confon-dre rôle syndical et rôle politique.

Comprenez-vous que certains salariés, comme chez Serta, menacent de répandre des produits chimiques ou séques-trent leur direction pour toucher un plus gros chèque de licenciement?
Un chèque, c’est toujours ça de pris, se disent-ils. Je comprends l’amertume et la colère de salariés qui n’ont plus confiance en l’avenir et sont révoltés par l’accroissement des inégalités. C’est d’ailleurs là un sentiment profond qui s’installe et qui aura des conséquences. Gou-vernement et patronat de-vraient y réfléchir.

Propos recueillis par Cyrille Lachèvre et Marc Landré
SALAIRES 2009
La Crise ?
Pour qui la Crise ?



Dernière proposition de la FNCA pour la revalorisation des salaires 2009

  • Revalorisation au 1er juillet de :
          + 1,10 % sur la RCE/RCP/RCC
          +0,55 % sur la RCI

  • Primes :
         - Classe 1 : 350 €
         - Classes 2 et 3 : 200 €


Pour FO, cette proposition reste totalement inacceptable. Un simple exemple : pour un salarié de classe 1 en niveau 4, avec un revenu brut de 22 600 €, cela représente en année pleine une augmentation de 15,40 € nets par mois (et encore... pour 2009 cela fera 7,70 € mensuels du fait de l'application au 1er juillet !).


Dans le même temps, les écarts continuent de se creuser avec les dirigeants puisque les directeurs et présidents de Caisses Régionales viennent de s'octroyer des augmentations de salaires allant de 1.200 € à 3.500 € par mois.

(Source : Rapports financiers des CR, consultables sur le site Internet de chaque CR, Rubrique Informations Réglementées).


En séance, FO a interpellé les dirigeants en leur demandant de nous donner les arguments qui justifient de tels écarts, alors que ces mêmes dirigeants nous expliquent qu'en temps de crise la modération salariale s'impose et doit être comprise par chacun...



Dans ces conditions, FO ne signera pas l'accord tel que proposé.



Au final, le résultat de cette négociation montre une nouvelle fois les dérives d'un "système" profitant uniquement à la classe dirigeante et qu'il est urgent de remettre en cause...


Participation-Intéressement : pourquoi ça bloque ?

Où est le dialogue social quand une partie communique, en l’occurrence la Direction, avant même que les organisations syndicales aient le temps de se prononcer ?

 

Voudrait-on forcer la main, faire avaler la pilule ou porter le chapeau d’un échec aux affreux syndicats ?

 

Toujours est-il que les conditions ne sont pas réunies pour aboutir à un nouvel accord d’Intéressement Participation.

 

Rappel : L’ancien accord était de 12 % du résultat net, avec un engagement d’abondement d’environ 2 M€ acté dans un PV du Comité d’Entreprise, soit une enveloppe d’environ 14 M€ pour chacune des 3 dernières années.

 

Les résultats prévisionnels de la CR pour les prochaines années seront certainement impactés par la crise. Cependant, les organisations syndicales considèrent que le revenu global des salariés de la CR doit être préservé sur les trois prochaines années que couvre l’accord.

 

En effet, la rémunération globale des salariés est déjà amputée par la baisse du niveau de REC, alors que les efforts déployés par les salariés pour « faire le résultat » sont conséquents sans parler de l’augmentation des charges de travail dues au non remplacement de nos collègues.

 

La Direction n’a pas voulu entendre notre demande à minima d’un montant égal à celui versé aux « actionnaires » de la CR (les sociétaires et les porteurs de CCA), ni même dans la dernière proposition, d’un engagement d’abondement à hauteur de 20 % des mises en réserves facultatives.

 

Sans abondement, cet accord est notoirement moins disant malgré la volonté affichée de la Direction d’inclure un effet amortisseur, les hypothèses suivantes le montrent largement (base 2.500 salariés) :

hypothèses résultat

accord <2009 + abondt.

moyenne salarié

proposition Direction 2009

moyenne salarié

Différence

30 M€

5,6 M€

2.240 €

4,8 M€

1.920 €

- 320 €

50M€

8 M€

3.200€

7,5 M€

3.000 €

- 200 €

110 M€

15,2 M€

6.080 €

13,2 M€

5.280 €

- 800 €

total/ 3 ans

28,8 M€

11.520 €

25,5 M€

10.200 €

- 1.320 €

 

Au passage, notons ce que la politique du Revenu Global peut avoir d’aléatoire dans une période de crise : la différence se mesure en mois de salaires !

 

Nous demandons à la Direction de poursuivre le dialogue avec les organisations syndicales avant le Comité d’Entreprise exceptionnel du 20 mai prochain, évitant ainsi renouveler la situation de 2006.

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