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Rappel : la cotisation syndicale ouvre droit à une réduction d'impôt de 66 % du montant de la cotisation ou 100 % si vous déclarez les frais réels


Vos délégués syndicaux

Délégués syndicaux titulaires
Local FO :
Reims Libergier
Salle 4C19

Yvon BENABDELLI


Contact : 03.23.28.35.05
focane@orange.fr

 

Nicolas BRAZIER


Contact : 06.21.73.33.04
 

Daniel DUFOUR

Contact : 06.87.78.48.29

 

Délégués Syndicaux Suppléants
Francis ALFONSI

Philippe GOSSE

Vos représentants

VOS ELUS AU COMITE D'ENTREPRISE

  • Cédric CHEVALIER
  •    
  • Daniel DUFOUR
  • Nicolas BRAZIER - Représentant Syndical au CE

   

VOS ELUS DELEGUES DU PERSONNEL

  • Jessica BRAZIER
  • Cathy LANTOINE

  • Yvon BENABDELLI

 

 

VOS ELUS AUX  CHSCT (comité d'hygiène et sécurité - conditions de travail)

Cathy LANTOINE (Aisne)

 

Liste complète des élus du personnel pour 2009-2012

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Projet informatique

Les dernières nouvelles concernant le dossier Horaires Agences sont disponibles auprès de vos Délégués Syndicaux.


N'hésitez pas à les contacter. Une communication arrivera prochainement.

 

 

La question sur les retraites s'accompagne d'une communication qui consiste à mettre en scène une prétendue faillite  pour faire avaler à  l'opinion publique et notamment aux salariés que la seule et unique solution consiste à reculer l'âge de départ.

 

Cette présentation alarmante ne correspond pourtant en rien  à la réalité économique et notamment aux multiples solutions de financements qui existent et qui pourraient largement régler le financement des Retraites tout en maintenant l'âge de départ à 60 ans.

 

Commençons simplement par nous-mêmes. Que connaissons-nous vraiment sur le dossier des retraites? En fait rien. Il faut bien l'avouer : rien.

 

Interrogez quelqu'un de votre entourage. Posez lui la simple question de base, la question centrale : Le déficit des Retraites c'est combien ? Allez-y faîtes l'essai. Personne ne vous répondra. Personne ne sait. Pourtant évidemment le chiffre existe. La Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse  l'indique officiellement : le déficit entre les cotisations versées par les actifs et les pensions perçues par les retraités est de 10,7 Milliards € en 2010. Pour 2013 il est estimé à 14,5 Milliards €. Voilà donc de quoi il s'agit.

 

Alors ce trou de 14,5 Milliards €,  c'est peu ou c'est beaucoup ?   Car finalement c'est bien ça la vraie question non ?  

 

En fait ces 14,5 Mds € sont très loin de représenter le gouffre annoncé et de correspondre à la peur collective organisée.  Sachons déjà que sur les 279 Mds € de pensions versées aux retraités en 2009, 14,5 Mds€ cela représente uniquement 5% du montant des retraites versées.

 

Comparons-les maintenant à d'autres grandes masses que nous connaissons et voyons ce que cela représente.  

 

- Prenez par exemple trois grandes banques françaises (Crédit Agricole, Société Générale, Natixis) Elles ont été capables de perdre en activités spéculatives depuis le T3 2007, la somme de 32 Mds € (11,9 + 10,7 + 9,5)  C'est plus de deux fois le déficit total des retraites. Ce qui n'a pas empêché de faire des bénéfices de manière continue.

 

-  En 2008, les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont perçu 35 Mds €  et 36 Mds en 2009. 71 Mds € sur deux ans ! C'est cinq fois le déficit actuel des retraites.


Autre point très éclairant :  (Source Insee-Comptabilité Nationale)

Sur dix ans, si on prend l'EBE (Excédent Brut d'exploitation) mesurant la richesse créée par les entreprises et que l'on compare l'évolution de la part versée aux actionnaires (dividendes) avec la part conservée par l'entreprise pour s'autofinancer (épargne), on constate l'évolution suivante :


En milliards €

1997

2007

Evolution

EBE des sociétés après paiement de l'impôt

185,6

267,9

 

Part versée aux actionnaires (dividendes)

62

116,7

+ 54 Mds €

Taux

34 %

44%

+ 10

 

 

 

 

Part conservée par l'entreprise

119,8

146,9

+ 27 Mds €

Taux

64 %

54 %

- 10

 

L'augmentation des dividendes versés aux actionnaires est édifiante…+ 54 Mds € !

Si simplement la proportion versée en 2007 aux actionnaires était restée la même qu'en 1997,  c'est-à-dire 34 %, alors c'est la somme de 39 Mds € qui aurait été versée aux actionnaires et pas 54 Mds. Cela fait une différence de 15 Mds € correspondant en totalité au déficit des retraites.


Voilà pourquoi d'autres solutions de financement des Retraites existent bel et bien. Les fonds sont là. La retraite n'est pas simplement un problème démographique, c'est d'abord un choix de société et un choix de financement. Mais pour cela, encore faut-il accepter de regarder aux bons endroits et de se décider enfin à répartir plus équitablement les richesses.

Autre idée reçue : "On vit plus vieux donc on touchera la retraite pendant plus longtemps. Il faut donc compenser en reculant l'âge de départ".


Sur l'argument de l'espérance de vie : pour une femme l'espérance de vie est de 85 ans et pour les hommes de 78 ans. D'accord avec ça. Mais qu'en est-il de l'espérance de vie en bonne santé ?


L'Insee mesure l'espérance de vie en bonne santé et la définit comme  étant sans limitation d'activité (ou sans incapacité majeure liée à des maladies chroniques, aux séquelles d'affections aiguës ou de traumatismes). En France, en 2007, l'espérance de vie "en bonne santé" est estimée à 64,2 ans pour les femmes. Elle est plus faible pour les hommes (63,1 ans). (Source Insee-Eurostat dernière mise à jour 25.08.2009)

 

La retraite à 60 ans date de 1983. Jusqu'en 1982 l'âge de départ en retraite était fixé à 65 ans. Savez-vous qu'à cette époque, 42 % des salariés qui demandaient leur retraite étaient en inaptitude ou en invalidité ? Avec la retraite à 60 ans ce taux est tombé à 18 % ! En 2009 sur 660.471 nouveaux retraités 117.942 étaient invalides ou inaptes.

 

En reculant l'âge de départ à la retraite à 63 ans et l'âge sans conditions de durée de cotisations à 68 ans, cela signifie que l'on va garder des salariés plus longtemps au travail, oui mais dans quel état ?   Un "transfert de pensions" se produira inévitablement. C'est-à-dire que les pensions de retraites seront payées plus tard mais … elles seront remplacées plus tôt par des pensions d'invalidité pour cause d'inaptitude à l'emploi.


 N'oublions pas que sur une base de 42 voir 43 ans de cotisations, les jeunes qui entrent aujourd'hui à 24 ans dans la vie active seront en retraite à 66 ou 67 ans !

 

Voilà ce que nous tenions à présenter sur ce dossier qui nous concerne tous.

Il nous semblait utile de sortir du cliché de l'apocalypse présenté et des raccourcis bien pratiques. Pour le reste, chacun se fera son opinion.

 

Le choix du financement

C'est la question centrale de la réforme des retraites. Rien d'autre.

 

FO Crédit Agricole Nord Est

 

relaie l'appel national à la grève interprofessionnelle d'une journée

le 15 Juin 2010

avec manifestation à Paris.

 

Pour le maintien de la Retraite à 60 ans

Pour une répartition équitable des richesses permettant de financer les Retraites.

Contre l'allongement de la durée de cotisation.

 

 

Pour cette journée, FO prendra totalement en charge le transport en bus de tous les collègues qui souhaiteront venir manifester à Paris.

Des départs en bus seront organisés aux lieux et horaires suivants sur les trois départements. 

Pour des questions d'organisation de transport et afin de nous retrouver sur place, nous demandons aux collègues de s'inscrire avant le 12 Juin auprès de FO CA NORD EST à l'adresse mail suivante : focane@orange.fr

Ou par téléphone au 06.21.73.33.04 (répondeur en cas absence)

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Vous souhaitez nous accompagner à Paris le 15 juin pour cette grève ?

Appelez-nous au 06 21 73 33 04 ou par mail : braziern@yahoo.fr avant le 5 juin.

 

RÉFORMES DE 1993, 2003 et ….2010 ?


Depuis l’instauration de la retraite à 60 ans en 1983, deux "réformes" sont venues bouleverser le système. En 1993, le Premier ministre de l’époque, Édouard Balladur, profite de l’été pour durcir le régime des salariés du privé en augmentant la durée de cotisation (de 37,5 à 40 ans) et le nombre d’années servant à calculer le montant de la retraite (les 25 meilleures années à la place des 10). Ces mesures provoquent une baisse, à terme, de 20% du niveau des retraites. Cette seule «contre-réforme», conjuguée à l’indexation des coefficients sur les prix –au lieu des salaires– conduit à reprendre l’équivalent de 10% de la masse des prestations aux retraités, chaque année !


En 2003, la loi Fillon étend l’allongement de la durée de cotisation aux fonctionnaires. Elle va aussi plus loin en instaurant une augmentation automatique de la durée de cotisation en fonction de l’augmentation de l’espérance de vie: 40 ans en 2008, 41 ans en 2012 et vraisemblablement 41,5 ans ensuite. Elle taxe et supprime également les préretraites, qui  permettaient aux salariés de certaines branches d’arrêter de travailler avant 60 ans avec le maintien d’une partie du salaire par l’entreprise. Pour faire avaler la pilule, le gouvernement promet que la pénibilité des métiers sera prise en compte et permettra à ceux qui ont exercé des métiers difficiles de partir plus tôt. Il s’engage également à ce que les salariés qui ont commencé à travailler jeunes puissent partir avant 60 ans s’ils ont suffisamment cotisé. Sept ans plus tard, la question de la pénibilité n’a pas avancé concrètement d’un centimètre et le dispositif des carrières longues a été durci récemment pour intégrer l’allongement à 41 ans et réduire le nombre de bénéficiaires…

 

Mise en scène d’une faillite prétendue, prévisions et chiffres alarmants pour conditionner l’opinion publique et la convaincre d’accepter des sacrifices, les réformes de 1993 et de 2003 ont bien des points communs. Mais elles n’ont rien résolu puisque à nouveau la réforme annoncée pour 2010 reprend les mêmes thématiques, aggravées par les effets de la crise économique.

 

Au final, les salariés et les retraités du privé et du public doivent encore et encore subir le coût de ces «réformes» et les restrictions qu’elles induisent: recul de l’âge de la retraite au- delà de 60 ans, nouvel allongement de la durée de cotisation, et tout cela sans que les problèmes de financement soient résolus puisqu’ils proviennent non pas des  systèmes de retraite, mais d’une économie de plus en plus inégalitaire et spéculative.

 

 

 

Les 7 erreurs…

 

1 - On vit de plus en plus vieux, c’est normal de travailler plus longtemps.


Emoticon.jpg Non, car si on vit plus longtemps, c’est aussi parce que l’on n’est plus obligé de travailler et de s’épuiser jusqu’au bout!

 

 

 2 - Le système de retraite est inégalitaire.


Emoticon.jpg Non, c’est le système économique qui génère des inégalités : inégalités Hommes/Femmes au travail sur les salaires, la précarité, la responsabilité professionnelle…

 

 

 3 - Le système français par répartition est trop compliqué : trente-huit régimes différents.

 

Emoticon.jpg Mais au Royaume-Uni, le système par capitalisation est constitué de plus de trois cent cinquante fonds de pension qui, souvent avec la crise financière, conduisent à la ruine l’épargne des salariés !

 

 

 4—1990 : 9,5 millions de retraités, 2030 : 21 millions de retraités.

 

Emoticon.jpg C’est la spéculation financière qui est un poids mort pour l’économie, pas les retraites : les pensions sont réinvesties dans l’économie parce que les retraités consomment, comme tout salarié (alimentation, transport, tourisme…), générant une activité locale productive d’emplois, et contribuent à l’impôt (sur lerevenu et TVA).

 

 

 5—Quatre actifs cotisaient pour un retraité en 1960, deux actifs pour un retraité en 2010.

 

Emoticon.jpg Mais entre-temps, la productivité du travail a augmenté de l’ordre de 3 % en moyenne par an, autrement dit un salarié
produit 3 % en moyenne de richesses supplémentaires chaque année.


 

 6—Retraites : un coût qui augmente.

 

Emoticon.jpg Les plus de 60 ans représentent aujourd’hui 22 % de la population, quand les pensions représentent 13 % du PIB
(ensemble des richesses produites).

 

 

7—Dans plusieurs pays d’Europe on part plus tard en retraite.

 

Emoticon.jpg Mais il y a un transfert vers l’invalidité, qui représente environ 14 % des dépenses de prestations sociales en Suède et au Danemark, 13 % en Finlande, 9 % au Royaume-Uni, contre 6 % en France.

La négociation annuelle 2010 sur les salaires avait lieu ce mercredi 10 mars à la FNCA.

Face à l’attitude de la délégation patronale et après de multiples suspensions de séances, cinq syndicats CFTC-CGT-FO-SNIACAM-SUD ont décidé de quitter la séance de négociation.

Les dirigeants de la FNCA venaient de faire leur ultime proposition d’augmentation :

 

 - 1,50 % sur la RCE/RCP

 - 0,75 % sur la RCI/RCC

 - Augmentation du "Forfait Cadre" de 613 à 750 €  

 - Prime :…Zéro

 

Avec, qui plus est, une application de ces mesures au

1er juillet ! Soit uniquement sur la moitié de l'année…


cochon
 

Pour nos cinq syndicats, cette dernière proposition s'apparente à une véritable provocation à l'égard des salariés. Pour la classe 1 par exemple, cette évolution représente une hausse moyenne de 24 € bruts par mois (qui ne compense pas la prime de 350 euros versée en 2009). Point final.

 

Encore une fois, c'est de la pure provocation.

 

Les cinq organisations syndicales ont rappelé aux dirigeants quelles étaient aujourd'hui les exigences de productivité imposées aux salariés. Elles ont également insisté sur le rôle crucial tenu par ces mêmes salariés dans la gestion de la crise financière, s’efforçant au quotidien de préserver l’image du Groupe Crédit Agricole embourbé dans la crise des subprimes et ses placements hasardeux.

 

Que dire de cela, quand on constate que 49 millions € viennent d'être versés en bonus à 400 opérateurs de marchés financiers. Cette somme divisée par les 65 000 salariés des caisses représente déjà 750 € de prime par personne. N'oublions pas de surcroît que ce sont les Caisses régionales qui sont venues à la rescousse de Casa pour renforcer ses fonds propres.

 

Que dire également quand on constate que certains établissements bancaires ont pu verser des primes égalitaires de 1 000 à 1 200 € à chaque salarié ajoutées a + 1% de hausse sur les salaires (SG et BNP) ?

 

A la sortie de ce simulacre de négociation, les cinq syndicats précités font porter l'entière responsabilité aux dirigeants de la FNCA des conséquences de leur attitude sur le climat social dans les Caisses Régionales.

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